Société Psychanalytique de Paris

Entre l’agir et la parole

Home Entre l’agir et la parole   Entre l’agir et la parole   Jean-Luc Donnet L’article de Freud « Remémorer, Répéter, Élaborer » (1914) n’est pas sans porter les traces de la complexité embarrassante introduite dans sa méthode par la prise en compte de la répétition agie de transfert, l’agieren. Ce texte est prémonitoire si l’on … Lire la suite

Discussion du texte de Jean-Luc Donnet

Le choix fait par Jean-Luc Donnet de reprendre la question du rapport entre parole et agir dans la cure me semble faire écho à une évolution perceptible du mouvement psychanalytique, en ce tournant de siècle, vers une autre façon d’envisager la contribution possible de l’agir au processus. Cela fut bien mis en évidence par les rapporteurs Belges au congrès de Langue Française à Bruxelles (mai 2002).

La parentalité, une notion à discuter

Qu’une bonne capacité à se comporter en mère, en père, en parent ou tout simplement en adulte, corresponde à l’exercice de la fonction (maternelle, paternelle, parentale) va tellement de soi qu’on ne sait plus très bien distinguer parenté et parentalité. Celle-ci, d’abord conçue comme l’accomplissement véritable d’une fonction assignée par la parenté,

Souffrance et douleur dans la mouvance psychique chez les états limites

Ce texte se réfère à ce que je considère être un vécu de grande souffrance et de douleur lancinante chez les patients dits états-limite, quand une prise de conscience de leurs mouvements psychiques s’amorce. Cette douleur et cette souffrance sont liées à l’éventualité d’un changement possible dans l’économie et dans leur dynamique mentale

Melanie Klein ou le matricide comme douleur et comme créativité

Je me propose de vous présenter quelques-uns des aspects de la pensée clinique de Mélanie Klein, et je vous remercie de m’en donner l’occasion. J’avoue que mon premier mouvement a été de décliner cette invitation. Parce que je viens de terminer un livre sur Klein, j’ai vécu avec elle ! Dans tous les sens du terme ! Pendant plus de deux ans, sans compter la connaissance, quoique moins précise, que j’en avais auparavant

Discussion avec Danielle Kaswin-Bonnefond et Jean Bergeret

J’apprécie la réponse de Jean Bergeret, et je lui proposerai une nuance : « une réaction thérapeutique négative positive » et, en effet, comme il le remarque, la question de la pulsion de mort et sa complexité sont l’un des motifs de ma réflexion. Le transfert en un premier temps, puis le transfert négatif ont été considérés comme obstacles au traitement avant de devenir les leviers essentiels de la cure à travers l’interprétation.

Le masculin-paternel et son noyau mélancolique

Quand on me pose la question : qu’est-ce qu’un père ? La réponse qui me vient à l’esprit est curieusement hétérogène. Un père c’est une incarnation d’un principe de Tiercéité (concept complexe d’André Green), mais c’est aussi un corps et une identité sexuée : un homme.

Transfert et contre-transfert en psychanalyse à l’adolescence

Le contre-transfert, c’est-à-dire tout le fonctionnement mental de l’analyste est évidemment fortement sollicité comme nous le savons dans les cures mais particulièrement à l’adolescence où la question de l’identité, en particulier, est au centre du travail psychique nécessaire à cet âge et donc automatiquement au sein même de la situation analysante. La présence et le secours du fonctionnement mental de l’analyste (A. Green) interviennent alors en tant qu’objet intégrateur (M. Klein et W. Bion) et en tant qu’environnement facilitateur (D. W. Winnicott).