Société Psychanalytique de Paris

Trouble dans le féminin de l’homme

De toutes les façons, et quel que soit le sexe auquel nous appartenons par nature, nous ne sommes que la moitié de l’histoire. C’est ça qu’il y a de terrible, c’est ça qu’il y a d’excitant, c’est ça qu’il y a d’humain, et c’est là que cela commence. Pire encore : nous ne pouvons avoir accès à notre propre sexe psychique que par le regard et le commerce avec un autre, quand bien même cet autre serait intrapsychique.

Traumatisme, traumatique, trauma. Le conflit Freud/Ferenczi

Concept central au sein de l’appareil théorique de la psychanalyse, le traumatisme garde cette place tout au long du développement de l’œuvre de S. Freud qu’il traverse de bout en bout (de l’ »Esquisse », 1895, à « L’Homme Moïse », 1939) en subissant, au gré des avancées, d’importants remaniements sur le plan métapsychologique, du fait, entre autres, des propositions avancées par S. Ferenczi lors des dernières années de sa vie (1928-1933)

Les altérations représentatives dans les états-limite

L’objet de cette présentation est de mettre en lumière quelques aspects saillants des altérations des processus représentatifs dans les états dits limites. La question de la représentation est ici entendue essentiellement sous l’angle des processus de représentation dont les altérations renvoient aux obstacles dans les phénomènes de liaison – déliaison – reliaison observés au cours du traitement.

La psychanalyse confrontée à la violence criminelle

Au-delà de l’articulation soins – justice, nous avons constamment cherché, au cours de cette soirée, l’identité des agresseurs sexuels, leur capacité à se constituer comme sujets responsables. Il nous a fallu plonger au niveau des racines mêmes de ce qui fait l’être humain, avec ses pulsions et ses défenses les plus archaïques, bien en deçà … Lire la suite

Des traumatismes invisibles ou Par manque de réalité

Je pense que vous n’aurez pas manqué de remarquer que mon titre était un peu obscur. C’est en partie volontaire. Il faut dire qu’en tant qu’analyste, je suis souvent un peu attristé par la façon dont on sert le traumatisme à toutes les sauces dans les médias, les journaux et les informations. Un traumatisme, c’est quelque chose qui se voit, qui se montre, et qui s’exploite. Les scientifiques, eux, ne connaissent que le stress : simple, évident, mesurable. Mais pour le psychanalyste le traumatisme est une chose des plus mystérieuses qui soient.

Les traumatismes psychiques de la vie infantile, leur expression transférentielle dans la cure d’adulte

Il y a une conception un peu simpliste du trauma infantile, de nos jours largement reprise par les médias et même par certains psys. Patrick Alègre, le violeur étrangleur n’a-t-il pas une mère alcoolique et un père brutal ? Tout s’explique ! Sauf que, du coup, rien n’est clair et qu’on risque alors de recourir, pour donner sens aux évènements, à la théorie bio-génétique, elle aussi trop réductrice. Il s’agit bien cependant de rechercher les causes et de donner une explication à ce qui survient, voire une « interprétation »

Discussion du texte de Christo Joannidis

C’est un grand plaisir pour moi d’introduire une discussion à partir du texte de Christo Joannidis. La question a déjà fait couler beaucoup d’encre…

La fin de l’analyse : des rimes et des routes

« Monde, monde, vaste monde,
 Si je m’appelais Raymond(e) 
Ça ne serait qu’une rime, pas une solution » Ces vers, extraits du Poème de Sept faces de Carlos Drummond de Andrade , pourraient servir, dûment recontextualisés, comme référence aux questions mises en jeu tout autant par le processus psychanalytique que par la fin de celui-ci. « Monde, monde, vaste … Lire la suite

De l’infantile à la névrose infantile

Freud a découvert la sexualité infantile, au travers des formations défensives contre celle-ci que sont les théories sexuelles infantiles. Il a mis en forme le concept de névrose infantile, découvert au travers de la méthode thérapeutique utilisée par le psychanalyste pour réduire celle-ci, c’est-à-dire : la cure analytique. Au travers de la répétition de la névrose infantile, il a observé un transfert infantile qu’il a, tout d’abord, considéré comme un inconvénient de la cure